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Future TV - Beyrouth Al Aan TV - Dubai [9Mb] [7Mb ] Les Loco-(é)motions de Marc Nader Colette Khalaf- © L'Orient-Le Jour, 11 Novembre 2009 À travers une série de photos (giclées sur toile) accrochées à la galerie Aïda Cherfan* (centre-ville) et dont le thème porte sur les moyens de locomotion, le photographe Marc Nader fait part de son credo devenu célèbre : « Less is more. » Jusqu'au 27 novembre. « "Loco-Motifs" n'est pas une exposition portant sur la fonction des moyens de transport, mais une illustration de leur côté graphique », commence par préciser Marc Nader. Les sons et les images ont longtemps baigné l'enfance de cet autodidacte. De mère pianiste, le jeune Nader se sent vite attiré vers la musique qu'il exercera plus tard en hobby, mais aussi vers la photo qui deviendra sa passion première.
C'est suite à un agencement judicieux et à une composition habile que naissent les émotions chez ce photographe soucieux du moindre détail et de la lumière : « Je suis un fanatique de la composition, et la dynamique de certaines matières par rapport à d'autres m'intrigue et me séduit. J'essaye également de passer d'un élément à un autre sans créer des lieux creux. À condition qu'ils soient fonctionnels et utiles, et qu'ils créent des points de fuite intéressants. »
Simples et épurées, ses œuvres photographiques racontent de belles histoires. En couleurs ou en noir et blanc. Qu'importe ! La vie n'est-elle pas tantôt colorée, tantôt monochrome ? Ces clichés parlent de voyages, d'exil, mais aussi de liberté et de soif de grands espaces. Il y a dans chaque photo quelques points de suspension qui permettent au regard de voyager à l'intérieur de la toile et d'entrouvrir des horizons lointains. «Ce sont des idées toutes simples, explique Nader, qui ne tiennent certes pas à chambouler le monde, mais à le montrer sous un autre regard. »
home I about I main gallery I beauty I edition prints I students' vault I interviews my music I my videos I guest gallery I ordering & booking info I contact Lifestyle Magazine Richard Labaki - © Lifestyle ME, December 2008 - (Traduit de l'Anglais) Se définissant comme un obsédé de beauté, Marc Nader considère qu'une photo véritable se doit d'être une invitation au spectateur à voyager au confins de ses dimensions - à la découvrir tous les jours un peu plus. Une vraie photo doit être tout simplement le portail d'un autre monde. On doit l'admirer et la contempler avec le même émerveillement qu'on éprouve devant un chef-d'oeuvre artistique. Nader pensent que nombreux sont ceux qui passent devant certains objets et lieux sans jamais remarquer la beauté qui se trouve là, sous leurs yeux. C'est pour cela qu'à observer les photographies de Nader, on est surpris de voir que les choses les plus anodines de la vie puissent paraître aussi belles, à vous couper le souffle. En fait, la beauté est omniprésente pour peu que l'on sache où la chercher et comment l'isoler de son environnement parfois très laid. L'objectif principal de Nader est de faire en sorte que les autres éprouvent les mêmes émotions que celles qu'il éprouve lui-même lorsqu'il est en train de prendre une photo donnée. Pour lui, la composition picturale procède de la même approche que la composition musicale. Le fait d'avoir grandi dans un environnement plutôt artistique (sa mère était musicienne classique et peintre) a peut-être influencé son regard sur la vie et l'a sensibilisé à la beauté qui l'entoure. Aussi, bien que diplomé de l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris, Nader a décidé dès le départ de faire carrière dans la photographie puis a développé cette passion par la visite d'expositions, la lecture de publications spécialisés, et l'expérimentation sur le tas. C'est en 1966 qu'a démarré son parcours photographique, lorsqu'il s'est acheté sa première camera. Cinq ans plus tard Nader devenait photographe professionnel.
Quoi de plus simple que l'image dúne barque flottant sur l'eau ! Le soleil envoie ses rayons dans la bonne direction, la lumière qui enveloppe l'embarcation est merveilleuse , le contraste des couleurs captivant, et la scène qui change sans arrêt. En fait Nader a passé 10 minutes, complètement absorbé par ce qu'il voyait. Il a préparé son matériel et a attendu le bon moment pour déclencher. Cette photo représente la simplicité et la tranquilté et invite le spectateur à se laisser aller dans les dédales de sa composition. Nader ne se lasse jamais de contempler cette image qui pense-t-il ressemble à une peinture. Pour lui, cette image est pure poésie.< Marc Nader, Ses Images, Ses Musiques Zéna Zalzal - © L'Orient-Le Jour, Août 2007 « Je parle français, anglais, arabe, musique et image », lance, dans une boutade, Marc Nader en guise de présentation. Un « multilinguisme artistique » que cet homme, que l’on devine « communicateur-né », utilise comme autant de moyens d’expressions et de vecteurs d’émotions le reliant aux autres.
Son credo : « Less is more. » Minimalisme et rigueur dans la
composition.
Ces deux exigences posées, tout le reste devient complémentaire, additionnel et adaptable en fonction des modalités et de ce à quoi est destinée l’image prise. Le choix de la couleur ou du noir et blanc par exemple, ce jeu de lumière et d’ombre que Marc Nader apprécie particulièrement.
« Le premier, c’était au collège de Jamhour, avec notamment Gabriel
Yared, se souvient-il. Le second, on l’avait baptisé The Vultures
(Les vautours), ce qui collait parfaitement à l’esprit des années
soixante. J’y jouais de la basse. Ça a duré ainsi quelques années,
avant que je ne parte faire mes études en France, où j’ai continué
la musique en dilettante. » Sauf qu’en France, il va véritablement
découvrir l’univers de la photo. « En faisant des portraits d’amis,
de copines, leurs books de mannequins... », il se prend au jeu et se
lance comme photographe de mode et de publicité, à peine ses études
« sérieuses » à l’École supérieure de commerce de Paris bouclées.
Début soixante-dix, il rentre au Liban où – consécration ! – il signe en 1973 la couverture du catalogue du Festival de Baalbeck. « C’était une photo en perspective, prise de très bas, des marches du temple de Jupiter, et traitée de façon négative, c’est-à-dire avec des couleurs et des valeurs inversées. Ce qui représentait à l’époque l’avant-garde de la manipulation », se rappelle-t-il.
À partir de là, sa carrière de photographe artistique est vraiment lancée au Liban. Et parallèlement, il va évoluer dans le monde de la publicité où, au bout de quelques années, son expérience musicale va l’amener à composer également des jingles. Dont une musique fameuse dans les années quatre-vingt, « qui est passée durant deux ans sur les ondes de RMC », pour une marque de montres japonaises à quartz et qu’il avait composée « avec, en rythmique, le bruit de fond d’un réveille-matin », signale-t-il encore amusé aujourd’hui. Toujours cet enchevêtrement d’image et de musique.
Là, le département d’architecture de l’AUB lui offre un poste de professeur de photographie, ce qui lui laisse le loisir de faire son « propre travail artistique » en parallèle. Depuis, alternant entre l’enseignement et la création, Marc Nader est un homme heureux. Heureux d’enseigner : « J’adore cette interaction avec mes étudiants qui m’apportent en fraîcheur autant sinon plus que ce que je leur donne moi-même », assure-t-il avec enthousiasme et modestie. Heureux de « capter à travers la caméra l’indéfinissable », ce défi du regard instantané porté sur les objets, les lieux, les paysages et surtout les visages, dont il essaye de saisir l’âme. Heureux d’enregistrer « pour le plaisir », avec la complicité de son ami Claude Salhani (qui en a signé les paroles), un CD de sa composition, In The Confines of your Head (un mélange de soft rock, un peu dans la veine de Léonard Cohen ou des Dire Straits), dont la sortie a malheureusement coïncidé avec l’assassinat de Rafic Hariri, il y a deux ans, mais que l’on peut se procurer sur Internet*. Et très heureux de préparer – après avoir participé, dans la section photographie, au dernier Salon d’automne du musée Sursock – une exposition à Dubaï, qui regroupe également des œuvres de Pete Turner, « le maître incontesté de la photo en couleurs », fait remarquer fièrement celui qu’on pourrait qualifier également de virtuose de la « photo musicale ». Celle qui allie composition, rythme et orchestration des couleurs...< home I about I main gallery I beauty I edition prints I students' vault I interviews my music I my videos I guest gallery I ordering & booking info I contact Troubled Times Henry Bateman, Publisher- PissedPoetPics.Com, © The Expat, April 2007 - (Traduit de l'Anglais) Troubled Times, la toute dernière galerie de PissedPoet Pics, présente une série de photos prises au Liban par Marc Nader. Professeur de photographie à l'Université Américaine de Beyrouth, il a vécu l'histoire récente et turbulente de ce pays. Les photos de Troubled Times traduisent la relation de Nader avec son pays dont il a su capturer la beauté qui n'a jamais cessé de l'y ramener en dépit des dangers. Fruits d'un vrai regard d'artiste, les photographies de Nader sont de puissants constats, loin de tout sentimentalisme. Ses images témoignent de son amour pour lr Liban, et montrent à quel point un lieu et les gens qui s'y trouvent peuvent captiver un coeur. Dans Troubled Times, c'est le coeur qui s'exprime à travers la photographie.< Nader Photographs Narrate Stories © Dina Abou Salem Dean, AUB Bulletin Today - April 2006 (Traduit de l'Anglais) Symétrie unique, richesse et mystère charactérisent les photographies de Marc Nader exposées au West Hall du 20 au 31 Mars. Son travail nous content en fait des histoires qui auraient probablement sombré dans l'oulbli, n'était-ce l'acuité et la sensibilité de son oeil de photographe. Marc Nader qui enseigne à temps partiel au Département d'Architecture et de Design a commencé à s'intéresser à la photo en 1963. Dans les années 70, et à l'obtention de son diplôme de l'Ecole Supérieure de Commerce of Paris, il a développé son intérêt pour la photographie au point d'en faire une carrière. Ces images de toits parisiens, de paysages, de portraits de femmes et d'art contemporain disent beaucoup sur Nader. Ses photos sont pour lui "un moyen d'expression".
home I about I main gallery I beauty I edition prints I students' vault I interviews my music I my videos I guest gallery I ordering & booking info I contact Le Panorama Photographique de Marc Nader Maya Ghandour Hert - © L'Orient-Le Jour, Mars 2006
home I about I main gallery I beauty I edition prints I students' vault I interviews my music I my videos I guest gallery I ordering & booking info I contact Images Musicales et Musiques Photographiques ! Carine Nicolas - © Mondanité, Juin 2005 Après avoir travaillé dans le domaine de la publicité durant plusieurs années, au Liban puis aux Etats-Unis, Marc Nader décide aujourd’hui de faire ces propres « trucs » comme il dit, la photo en amateur et la musique… Il enseigne à l’université américaine, une expérience enrichissante où Marc apprend de ses élèves autant qu’ils apprennent de lui. Indissociables, la musique et la photographie sont pour Marc Nader des moteurs d’émotions…. Une recherche de l’esthétisme et une maturité artistique que vous retrouverez non seulement dans son nouveau CD mais également dans ces photos… «In the confines of your head» est-il votre premier CD? Oui. Avant, tout ce que je faisais, c'était sur commande, surtout des musiques publicitaires… Ce CD je ne l’ai d’ailleurs fait que pour m’amuser, m’exprimer. J’ai souvent composé pour des amis musiciens ou chanteurs, aux Etats-Unis ou en France, j’ai toujours fait de la musique. D’où vous vient cet amour de la musique et de la photo? Avez-vous fait des études dans ce sens? Je me suis souvent penché sur la question. J’ai grandi dans une ambiance propice: ma mère était peintre et pianiste et cela a probablement laissé des traces. J’ai pris des cours de base, il est vrai, de piano, puis la maîtrise de la guitare et du keyboard est venue seule. Je me suis en quelque sorte auto-enseigné. Les études que j’ai suivies n’ont rien à voir avec l’art: j’ai fais l’ESCP… mais passionné de photo, j’ai décidé d’en faire ma profession.. A quel genre de musique appartient votre CD? Je n’arrive jamais à répondre spontanément à cette question. Je n’aime pas le catalogage. C’est un genre de soft pop rock, il y a des chansons rythmées et d’autres plus calmes. Ce n’est pas le genre de musique que vous écouterez 24h/24 à la radio. Elle est relaxante, elle demande une certaine maturité pour être vraiment appréciée… Claude Salhani a écrit les paroles de vos chansons, quelle part avez-vous eu sur les thèmes de ces chansons? J’ai toujours eu du mal à traduire mes émotions par des mots écrits , je parle beaucoup mais lorsqu’il s’agit d’exprimer clairement une idée je le fais mieux en photos et en rythmes! C’est pourquoi Claude Salhani s’est occupé des paroles pour moi. Mais c’est tout un processus… l’idée de chaque chanson vient de la mélodie, j’écoute, je fredonne, je m’imprègne, cela crée des images en moi, je les parcours, et l’image qui revient le plus souvent est l’image du thème de la chanson. Je donne donc à Claude une « image », parfois très diffuse, et une mélodie sur laquelle il crée un texte. Par exemple pour le track «In the Smoked Filled Room»: je voyais une boite de nuit prête à se vider, les chaises déjà sur les tables, encore enfumée, un croisement de regards, une femme … le tableau quoi. Vous savez, en photo c’est la même chose, une musique peut aussi m’inspirer une image, c’est un entrelacement … Pourquoi l’anglais? Si nous avons choisi l’anglais c’est parce que Claude est anglophone en premier lieu. Et ensuite je trouve que la langue anglaise est plus musicale, le mot anglais est plus maléable, plus fluide que le mot français. Il n’y a pas d’arrêt net en anglais comme en français. Par contre je n’exclu pas du tout un CD en français, mais ça sera pour plus tard. Vous avez un producteur? J’ai entièrement produit le CD. Cependant la distribution pour le Moyen Orient c’est Music Master qui s’en occupe. Music Master distribue des musiques occidentales importées, mais pas celles produites localement … Donc avec moi ils se lancent en quelque sorte. Comme moi! Et pour un éventuel livre de photos, vous produirez vous-même également? Si je fais un livre de mes photos il faudra que je trouve un éditeur, l’avis de recherche est lancé ... Je veux faire quelque chose de vraiment parfait avec du beau papier, une belle mise en page et une belle impression. Ce serait une rétrospective de mon travail personnel sur près de 40 ans. Quels sont vos thèmes de prédilection, vos critères de création? Je ne suis pas vraiment très « thèmes ». La photo pour moi c’est l’émotion, il faut que je voie quelque chose qui me touche, me plaise. Les critères: le jeu subtil de la lumière et des ombres, l’harmonie des couleurs, des lignes et des formes. J’aime construire mes photos, parfois en quelques secondes parfois plus, j’enregistre ce que je vois, en appliquant fidèlement et instinctivement mes critères esthétiques d’équilibre et de simplicité… J’aime ce qui est épuré! Quelle marge donnez-vous à l’improvisation? La plus grande partie de mes photos, à part les set-up en studio, sont improvisées, en ce sens que le sujet se présente à moi, tel quel, sans prévenir, je le regarde, je l’enregistre. Vous savez, on voit beaucoup de chose sur un angle de 180 degrés, mon attention va sur les détails qui me font vibrer, des gens, des objets, des scènes. Les détails peuvent faire 4km comme 2 cm, ce qui n’est rien sur un angle de 180 degrés. J’essaye d’enregistrer mon sujet de la façon la plus efficace et la plus simple, de traduire une impression, une émotion, de la communiquer en faisant abstraction de tout ce qui pourrait l’altérer. Vous faites vous-même vos tirages? Actuellement, il m’arrive très rarement de faire de la chambre noire, je travaille surtout en numérique, c’est plus rapide, plus relax, plus « propre », mais un peu froid à mon goût. C’est vrai que l’analogique a un meilleur rendu, plus subtil, plus chaud, presque tactile. Et puis le grain d’un film, c’est pas forcément moche... Je combine souvent film et numérique. C’est comme le vynil et le numérique en musique, c’est incomparable. Cependant je donne à la photo numérique 3 ou 4 ans pour atteindre la qualité et surtout l’accessibilité de l’analogique…. Lorsque vous passez devant une scène qui attire votre attention et que vous n’avez pas votre caméra… Je ne me promène pas toujours avec ma camera et souvent j’ai des pincements. Mais vous savez, être photographe ce n’est pas seulement prendre une photo, c’est d’abord savoir regarder et voir, puis s’imprégner de toutes les scènes de la vie et des émotions qu’elles provoquent … Mais il est vrai que quelques fois il y a une frustration devant l’incapacité de photographier certaines choses… La peinture est-elle une source d’inspiration? La belle peinture est la plus belle source d’inspiration, Rembrandt est une superbe école de lumière… Je m’inspire inconsciemment peut-être des grands peintres, mais mon moteur de création c’est surtout ce que je vois …< home I about I main gallery I beauty I edition prints I students' vault I interviews my music I my videos I guest gallery I ordering & booking info I contact Le Programme du Festival de Beiteddine Natacha Sikias - © L’orient-Le Jour, Juillet 1997 Cette année, le «programme» du festival de Beiteddine affiche un nouveau look, harmonieux. Les pages publicitaires conventionnelles sont remplacées par des photos d’art, accompagnées du nom du sponsor. Une soixantaine de vues, la plupart signées Marc Nader, et quelques-unes par Saadi el-Hakim. Des images qui marient des instruments de musique à l’architecture du palais. L’initiative revient à Leila Musfy, «graphic designer» du catalogue.
«Enthousiasmé par l’entière liberté qu’on me laissait, j’ai immédiatement été partie prenante», dit Marc Nader, rentré des Etats-Unis depuis un an. «Il s’agissait au départ de photographier des instruments. J’ai proposé le palais, comme cadre, pour être ainsi au cœur même du «sujet». Prenant au hasard un instrument, j’ai alors tenté de provoquer une interaction entre le graphisme architectural intrinsèque, riche et détaillé, de Beiteddine et le graphisme fonctionnel de l’instrument. Il en est résulté un troisième élément, qui m’a donné le frisson: la musique visuelle». Marc Nader souligne le plaisir que lui a procuré cette mission: « Je me sentais comme novice. J’ai travaillé durant trois mois, sans me presser. J’ai fait de nombreuses séances au palais où j’ai accédé à tous les recoins». Pour les instruments, Nader utilise ceux de sa propre collection et en emprunte un grand nombre, d’amis ou des établissements Mozart Chahine. «J’ai ainsi découvert des instruments «amusants», intéressants, comme le kokiriko, d’origine latino-américaine, qui sert à imiter les bruits de la nature; une flûte de Pan antique ou une autre, Inca...». Côté technique, «ma devise était: «faire» le plus simple possible», indique Nader. «J’ai choisi un appareil simple, avec un objectif unique, et un trépied. Ni éclairage d’appoint, ni réflecteur, ni déflecteur; rien que la lumière naturelle. Je pense, ajoute-t-il, qu’il est inutile de recourir à des acrobaties techniques pour réussir une photo». Le résultat est là, étalé sur 52 pages. Netteté, jeu de formes ou de couleurs... le cadre au service de l’instrument, le mettant en relief, ou le contraire. Des images d’une pureté quasi palpable, comme le «granulé» de ce tambourin «oriental», placé devant un vitrail, pris à contre-jour...
«Je voudrais qu’on reconnaisse la photographie comme un art à part entière. Le noir et blanc comme la couleur», dit-il. «On peut faire des merveilles avec peu de choses. Depuis mon retour, je suis scandalisé par la dose de plagiat qui existe dans le domaine de la publicité, par exemple. Il suffit de regarder autour de soi pour trouver des idées, créer, inventer». Encore faut-il avoir l’œil, et le bon... et le don.< Marc Nader - La Musique au Palais Hervé Le Goff - © www.photographie.com, Juillet 1997 Le travail sur les instruments de musique est en réalité une commande du Festival de Beiteddine 97, sur la collection conservée au palais. Pour s'échapper des mornes contraintes du catalogue, Marc Nader a eu l'idée d'associer les instruments à l'architecture de leur princière demeure. Cela donne ces images étonnantes et précieuses où les marbres, les bois et les cuivres se marient dans le même raffinement, sous le signe tutélaire de l'art.< home I about I main gallery I beauty I edition prints I students' vault I interviews my music I my videos I guest gallery I ordering & booking info I contact
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